Questions fréquentes

Les formations en pratique

À qui s'adressent ces formations ?

À des dirigeants, des managers, des responsables de service et des métiers qui veulent comprendre et utiliser l'intelligence artificielle sans devenir techniciens. Emmanuel Derrien anime ces sessions pour des dirigeants de très petites entreprises, de PME et d'entreprises de taille intermédiaire. Il n'est pas nécessaire de venir avec un projet précis en tête.

Faut-il des connaissances techniques pour participer ?

Non. Ces formations sont conçues pour des décideurs, pas pour des informaticiens. Les notions techniques sont expliquées en français courant au moment où elles servent. Emmanuel Derrien n'est lui-même pas développeur, ce qui l'oblige à parler la langue de ceux qui écoutent.

Combien de temps dure une formation ?

Une journée, soit sept heures. Les deux formations proposées par Enjoy IAcademy, « IA 2026 : de l'expérimentation à la performance » et « Tableaux de bord et applications low code avec IA », sont toutes les deux au format d'une journée intensive.

Combien coûte une formation ?

Pour la formation « IA 2026 : de l'expérimentation à la performance », le tarif est de 990 euros pour le premier inscrit d'une entreprise, 790 euros pour le deuxième et 590 euros pour le troisième. Pour la formation « Tableaux de bord et applications low code avec IA », il est de 1 290 euros pour le premier inscrit, 1 090 euros pour le deuxième et 890 euros pour le troisième. Trois participants au maximum par entreprise et par session.

Pourquoi le tarif baisse-t-il pour le deuxième et le troisième inscrit ?

Parce qu'une personne seule qui revient formée dans son entreprise a beaucoup de mal à faire bouger les choses. À deux ou trois, on se soutient, on se souvient différemment, et le sujet survit au retour au bureau. Le tarif dégressif existe pour encourager cela.

Combien y a-t-il de participants par session ?

Entre dix et douze personnes au maximum. Le format est volontairement restreint pour permettre les questions, les démonstrations en direct et le travail sur les cas de chacun.

Dans quelles villes ces formations ont-elles lieu ?

Les sessions 2026 se tiennent à Paris, Saint-Herblain, Angers, Cholet, La Roche sur Yon, Bordeaux, Toulouse, Lyon et Annecy. Le calendrier complet et les dates encore ouvertes figurent sur la page d'accueil du site, sur la carte de France.

Quelle est la différence entre les deux formations proposées ?

La formation « IA 2026 : de l'expérimentation à la performance » porte sur l'usage de l'intelligence artificielle : formuler des demandes précises, construire des assistants spécialisés, enchaîner des tâches automatiquement. La formation « Tableaux de bord et applications low code avec IA » porte sur la fabrication : créer soi-même, sans coder, des tableaux de bord et des applications internes. La première apprend à se servir des outils, la seconde à en construire.

Que contient la formation « IA 2026 : de l'expérimentation à la performance » ?

Elle couvre la rédaction d'instructions avancées, la création d'agents, c'est-à-dire d'assistants spécialisés réutilisables, et la mise en place de chaînes de tâches automatisées. Le niveau est intermédiaire à avancé : elle s'adresse à des personnes qui ont déjà utilisé un assistant de conversation et qui veulent dépasser ce stade.

Que contient la formation « Tableaux de bord et applications low code avec IA » ?

Elle couvre la création de tableaux de bord, la création d'applications sans écrire de code, et les notions de mise en ligne et de sécurité qui vont avec. Elle s'adresse aux dirigeants, managers, responsables informatiques et métiers qui ont besoin d'un outil interne que personne ne vend, parce que leur besoin est trop particulier.

Peut-on faire venir Emmanuel Derrien dans son entreprise ?

Oui. En plus des sessions inter-entreprises ouvertes à tous, Emmanuel Derrien intervient en conférence et en formation à l'intérieur des entreprises, sur des sujets et des processus propres à l'organisation. Ce format se construit au cas par cas.

Qui est Emmanuel Derrien ?

Emmanuel Derrien est conférencier et formateur en intelligence artificielle pour dirigeants et managers. Il a animé 450 conférences et formations, devant plus de 110 000 personnes. Il n'édite aucun logiciel et ne perçoit de commission sur aucun outil, ce qui lui permet de comparer les solutions sans parti pris.

Par où commencer

Par où commencer quand on n'a encore rien fait ?

Par vos processus, pas par les outils. Tant que vous ne savez pas précisément comment le travail circule dans votre entreprise, vous ne saurez pas où placer l'intelligence artificielle. La première étape utile consiste à identifier deux ou trois tâches répétitives, chronophages et sans valeur ajoutée. C'est là que les premiers gains sont les plus faciles à obtenir et les plus visibles.

Quels sont les six chemins d'intégration de l'intelligence artificielle ?

Emmanuel Derrien distingue six façons d'intégrer l'intelligence artificielle dans une entreprise. L'usage direct d'un assistant de conversation. La création d'agents, des assistants spécialisés réutilisables. L'intelligence artificielle intégrée dans les outils de bureautique déjà utilisés. L'intelligence artificielle qui arrive dans les logiciels métier, gestion, relation client, paie. Les chaînes de tâches automatisées. Et la création d'applications sans coder. La plupart des entreprises n'activent que le premier, en croyant que c'est suffisant.

Faut-il acheter des licences pour tout le monde ?

Rarement, et rarement en premier. Distribuer cent licences sans avoir repensé un seul processus ne produit presque rien. Un ambassadeur formé en profondeur, qui comprend les processus de l'entreprise et sait construire des assistants et des chaînes automatisées, transforme davantage que cent abonnements saupoudrés.

Combien de temps avant de voir des résultats ?

Les premiers gains sur des tâches simples, comme la rédaction de comptes rendus ou la synthèse de documents, sont visibles en quelques jours. Les gains structurels, ceux qui viennent de processus repensés, se comptent en mois. Méfiez-vous de qui vous promet une transformation en deux semaines, et méfiez-vous autant de qui vous dit qu'il faut deux ans.

Faut-il un informaticien pour se lancer ?

Non, pour commencer. Les cinq premiers chemins ne demandent aucune compétence de développement. En revanche, dès qu'il s'agit de connecter des outils à vos données réelles ou de mettre une application en production, l'avis de votre service informatique devient indispensable. Ce n'est pas un frein, c'est une protection.

Comment préparer ses équipes ?

En démystifiant avant de former. Beaucoup de collaborateurs ont une image de l'intelligence artificielle qui date de deux ou trois ans, ou qui vient de films anxiogènes. Tant que cette image n'a pas été corrigée, la formation glisse. L'ordre qui fonctionne est : montrer ce que l'outil fait vraiment aujourd'hui, laisser essayer, puis seulement structurer.

Que faire des collaborateurs qui refusent l'intelligence artificielle ?

Écouter la raison du refus avant de vouloir le lever. Derrière le refus, il y a le plus souvent une crainte pour son poste, ou le sentiment que l'on va déprécier un savoir-faire acquis en vingt ans. Ces craintes méritent une réponse honnête, pas un discours d'enthousiasme. Il se trouve d'ailleurs que l'expérience et la connaissance des processus prennent de la valeur avec l'intelligence artificielle, pas l'inverse.

Données, sécurité et souveraineté

Mes données sont-elles en sécurité quand j'utilise l'intelligence artificielle ?

Cela ne dépend pas de l'outil, cela dépend de l'endroit où il est exécuté. Le même moteur d'intelligence artificielle peut être un risque réel ou une solution parfaitement encadrée selon le cadre contractuel et l'infrastructure dans lesquels vous le faites tourner. C'est la première question à se poser, avant même de choisir un outil.

Peut-on utiliser l'intelligence artificielle avec des données confidentielles ?

Oui, à condition de choisir le bon cadre. Un assistant grand public utilisé gratuitement dans un navigateur n'est pas le bon endroit pour un contrat, un dossier salarié ou une donnée de santé. Le même besoin traité dans une offre professionnelle hébergée en Europe, avec un contrat de traitement des données, change complètement de nature. La règle simple : avant de coller un document dans une intelligence artificielle, demandez-vous où part ce document.

Qu'est-ce que la souveraineté numérique ?

C'est la capacité d'une entreprise ou d'un État à maîtriser ses données et ses outils sans dépendre d'acteurs qu'il ne contrôle pas. Concrètement, cela pose deux questions : où sont physiquement stockées mes données, et à quelle législation sont soumises les entreprises qui les traitent. Des lois américaines permettent aux autorités des États-Unis d'accéder à des données traitées par des entreprises relevant de leur juridiction, y compris lorsque ces données sont hébergées en Europe.

Existe-t-il des solutions européennes crédibles ?

Oui, et c'est un point qu'Emmanuel Derrien défend sans militantisme. Il existe des éditeurs de modèles français et européens, des hébergeurs européens, et des industriels européens sur les composants. Il est également possible de faire fonctionner certains modèles directement sur une machine de l'entreprise, sans qu'aucune donnée ne sorte. Ce n'est pas systématiquement la meilleure option, mais c'est une option réelle et trop souvent ignorée.

Quels sont les risques éthiques de l'intelligence artificielle en entreprise ?

Trois principalement. Les biais, quand un système reproduit et amplifie des discriminations présentes dans les données qui l'ont nourri. La confidentialité, quand des informations personnelles sortent du cadre prévu. Et la dilution de la responsabilité, quand plus personne ne sait qui répond d'une décision prise avec l'aide d'une machine. Ce troisième risque est le plus sous-estimé.

Faut-il indiquer qu'un contenu a été produit avec l'intelligence artificielle ?

Pour les contenus qui imitent une voix, un visage ou une personne réelle, la réglementation française et européenne impose une mention. Au-delà de l'obligation, la transparence est une bonne pratique : indiquer qu'un contenu a été produit avec l'aide d'une intelligence artificielle coûte peu et évite beaucoup de problèmes de confiance.

Qu'est-ce que le shadow IT, et pourquoi en parle-t-on ?

C'est l'usage d'outils non validés par l'entreprise, installés ou utilisés par les collaborateurs de leur propre initiative. Avec l'intelligence artificielle, le phénomène a explosé : il suffit d'un navigateur. Le vrai risque pour une entreprise n'est donc pas l'outil que le service informatique a validé, c'est celui dont il ignore l'existence. Interdire ne fonctionne pas ; proposer une solution encadrée fonctionne.

Les questions de fond

Qu'est-ce qu'un agent, en intelligence artificielle ?

Un agent est un assistant que l'on a préparé une fois pour un usage précis, et que l'on réutilise ensuite. Plutôt que de réécrire les mêmes instructions chaque matin, on configure une bonne fois le rédacteur de comptes rendus, ou l'assistant qui répond aux questions sur la convention collective, puis on le met à disposition de toute l'équipe. Aucune compétence technique n'est nécessaire pour en créer un.

Qu'est-ce que l'intelligence artificielle agentique ?

C'est une intelligence artificielle autonome à la fois dans la réflexion et dans l'exécution. Une intelligence artificielle classique répond à une question. Une intelligence artificielle agentique reçoit un objectif, décide elle-même des étapes, utilise des outils, et va au bout sans qu'on la relance à chaque étape. C'est ce qui la rend puissante, et c'est aussi ce qui impose de définir précisément ce qu'elle a le droit de faire.

L'intelligence artificielle va-t-elle remplacer mes employés ?

Elle transforme les métiers plus qu'elle ne supprime les postes. Ce qui disparaît, ce sont des tâches, rarement des emplois entiers. En revanche, la répartition de la valeur se déplace : ce qui relevait de l'exécution perd du poids, ce qui relève de la relation, du jugement et de la connaissance des processus en gagne. Il serait malhonnête de prétendre que rien ne bougera, et tout aussi malhonnête d'annoncer des vagues de suppressions.

Quel retour sur investissement peut-on attendre ?

Il dépend entièrement de ce que vous automatisez, et il ne se décrète pas à l'avance. Méfiez-vous des pourcentages ronds annoncés sans base de calcul. La bonne façon de procéder est de mesurer avant : combien de temps prend aujourd'hui cette tâche, combien de fois par semaine, par combien de personnes. Cette mesure faite, le gain devient vérifiable au lieu d'être promis.

Quel outil d'intelligence artificielle faut-il choisir ?

Il n'y a pas de bonne réponse universelle, et se poser la question dans cet ordre est déjà une erreur. Commencez par le besoin et par la sensibilité des données concernées, l'outil se déduit ensuite. Un point mérite toutefois d'être connu : si votre entreprise paie déjà une suite bureautique, une partie des fonctions d'intelligence artificielle y est peut-être déjà incluse, dans un cadre contractuel qui vous protège.

Comment évaluer un logiciel métier qui annonce des fonctions d'intelligence artificielle ?

En posant quatre questions à votre éditeur. Ces fonctions sont-elles incluses dans mon contrat actuel ou facturées en plus. Où sont traitées mes données. Quelle est votre feuille de route sur les douze prochains mois. Et votre outil peut-il se connecter à d'autres. Cette dernière question est décisive : un logiciel fermé aux connexions extérieures est un logiciel qui se condamne.

Peut-on vraiment créer une application sans savoir coder ?

Oui, pour un grand nombre d'usages internes. On décrit en français l'outil dont on a besoin, et il se construit. Un suivi de dossiers, un tableau de bord, un formulaire relié à une base. Une petite entreprise obtient aujourd'hui en quelques jours ce qu'une agence facturait plusieurs milliers d'euros. Cela ne vaut pas pour tout : la comptabilité certifiée, la paie et les bases clients de très grande taille restent le domaine des éditeurs professionnels.

Pourquoi mon entreprise apparaît-elle sur Google mais pas dans les réponses des intelligences artificielles ?

Parce que ce sont deux mécanismes différents. Un moteur de recherche classique indexe des pages et les classe. Un moteur de réponse lit le web, en tire des synthèses, et cite ses sources. On peut être très bien placé sur l'un et absent de l'autre. Pour exister dans les réponses des intelligences artificielles, trois choses comptent : un contenu qui répond à de vraies questions, des questions fréquentes détaillées, et des avis clients publics sur lesquels ces moteurs s'appuient massivement.

Les outils de détection de contenus générés par intelligence artificielle sont-ils fiables ?

Non, et c'est un point qu'Emmanuel Derrien insiste à corriger. Ces détecteurs se trompent dans les deux sens, en accusant des textes humains et en laissant passer des textes générés. Il suffit par ailleurs de réécrire un texte en imitant son propre style pour les prendre en défaut. Fonder une sanction scolaire ou professionnelle sur leur résultat n'a pas de sens.

Faut-il craindre de prendre du retard ?

L'écart se creuse, c'est un fait. Mais l'inquiétude est un mauvais moteur, et il ne faut pas mettre trop d'exigence sur soi-même : il est impossible de tout faire d'un coup. Ce qui compte est de pratiquer régulièrement plutôt que de tout vouloir maîtriser. Et il faut rester humble : personne ne sait à quoi ressembleront les deux ou trois prochaines années, y compris ceux qui l'affirment avec assurance.